Halte à l’hystérie, halte aux guerres
Article mis en ligne le 7 octobre 2016

par Webmaster
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Halte à l’hystérie, halte aux guerres

La classe politique, dans son ensemble, est prise d’hystérie en cette rentrée. C’est à une grande offensive réactionnaire, marquée par la libération de la parole raciste que l’on assiste ; au point de voir un premier ministre, Valls, utiliser toutes les arguties de la droite et l’extrême-droite. La dernière affaire autour du « Burkini », dans la droite ligne de l’affaire « du foulard » montre que « gauche » comme « droite » non seulement n’ont plus rien à proposer face à la crise multiforme qui frappe le capitalisme, mais transforment une partie de la population de ce pays en bouc émissaire. Dans un délire démagogique fait de surenchères nauséabondes, les uns et les autres désigneant « les musulmans », dans un délire démagogique fait de surenchères nauséabondes, comme responsables, en vrac, des attentats, de la crise de l’école, du chômage, et pour finir certains échafaudent la fumeuse théorie du « Grand remplacement ».
La dernière fois que ce pays a onnu une telle propagae, quand où les mêmes courant politiques appelaient à reconnaître « le juif ». 
Le quinquennat du « moi Président » aura été celui de toutes les ignominies. Derrière l’offensive visant les « musulmans », il y a la volonté d’occulter les vraies questions, et les vraies réponses qu’inventent les travailleurs. Il s’agit de faire oublier toutes les mobilisations sociales qui ont marqué cette année 2016. Que le peuple entre en lutte, comme il l’a fait ce printemps, qu’il se dresse contre toutes les attaques qui visent le camp des travailleurs, et le pouvoir apeuré cherche à tout prix à faire diversion. Osons le dire : le terrorisme arrange bien nos dirigeants. Ils espèrent que, pleurant ses morts, pleurant - ou maudissant, c’est selon - ses fils égarés, la France arrêtera de penser, de critiquer, d’espérer et de lutter. Ils espèrent qu’étouffés sous le couvercle de l’état d’urgence, nous rentrerons bien tranquillement chez nous, acceptant - peut-être certes à contrecœur, la nécessité de l’Ordre pour évacuer la menace suprême, l’attentat.
Mais qui nous empêchera de voir que cet Ordre prétendu est un désordre, qui laisse proliférer les violences policières, judiciaires, patronales, qui criminalise l’espoir de lendemains meilleurs, l’exigence d’inventer le futur au lieu de multiplier les injustices du présent.
Pour nous empêcher de penser, de critiquer, d’espérer et de lutter, le chantage à la guerre intérieure, l’offensive raciste et xénophobe, ne suffisaient pas : à quelques mois de l’échéance présidentielle, le pouvoir aux abois relance les guerres extérieures en Afrique et au Proche Orient.

En créant notre Collectif Ni Guerre, Ni Etat de Guerre nous avions vu juste quant à la tournure qu’allait prendre l’instrumentalisation du terrorisme. Il faut dire que le pouvoir français n’en était pas à son coup d’essai : sous la droite ou dirigée par de prétendus socialistes, la France n’a jamais cessé de faire de l’Afrique et du Moyen-Orient son terrain d’exercice.
Dans cette structure néo-coloniale, le Gabon a toujours eu une place privilégiée. A l’occasion de la course à l’échalote électorale organisée par le dictateur héritier, Ali Bongo, et des tripatouillages qui caractérisent ce type d’exercice, le pays tout entier se soulève contre l’énième mascarade d’une dictature soutenue à bout de bras par la France. Malgré quelques contorsions pour donner acte à l’opposition et à la révolte de la population, l’Etat français a bien du mal à masquer son soutien appuyé depuis tant et tant d’années au régime des Bongo, père puis fils. Le dernier discours du Président (à la salle Wagram, ce jeudi 8 septembre) ne déroge pas à la règle. Derrière l’enfumage de formules passe-partout sur les « droits », le président dessine ce qui sera au centre des empoignades électorales : une prétendue « lutte contre le terrorisme » qui vise à terroriser une bonne partie de la population. 

Plus que jamais nous disons halte aux interventions guerrières de l’armée française. Nous réclamons le retrait des troupes françaises qui ne servent qu’à entretenir la domination de dictatures africaines largement rejetées par les populations de ce continent. Nous disons halte aux bombardements français en Syrie, qui font des centaines de victimes civiles et, loin d’éloigner le terrorisme, alimentent la rancœur et la haine qui le nourrissent. Nous disons halte aux commerce des armes : 1700 milliards de dollars, c’est le chiffre faramineux du commerce des engins qui sèment la mort aux quatre coins de la planète et dont la France se taille la quatrième place. Un large mouvement de contestation de ce commerce de la mort doit pouvoir être fondé. Notre Collectif en fait un de ses axes de batailles et de mobilisations. Ne peut-on pas transformer les usines travaillant pour l’industrie militaire en usines civiles satisfaisant les besoins urgents de la population en matières d’infrastructures d’éducation, de soins et pourquoi pas de loisirs ? 

Notre Collectif prendra part à toutes les mobilisations qui s’annoncent.

Venez nombreux discuter des échéances de luttes.

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