Halte à la guerre, Halte à l’état de guerre
Article mis en ligne le 7 octobre 2016

par Webmaster
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Halte à la guerre, Halte à l’état de guerre

Les charognards se lâchent ! 
Tout indique que le carnage de Nice est l’acte d’un individu déséquilibré, dont la violence a pu être entretenue par la banalisation de la rhétorique guerrière que développent depuis des mois les hommes politiques de ce pays eux-mêmes et le passage à l’acte favorisé par la reprise à son compte des appels de DAESH à exécuter par n’importe quel moyen des attentats dans les pays impliqués dans la coalition internationale.
Cet acte sans nom, aucune « politique sécuritaire » ne pouvait ni le « prévoir », ni le contrecarrer, parce que personne ne peut empêcher un dément de se faire exploser au milieu d’une foule. Quelle meilleure preuve de l’inefficacité du tout sécuritaire que cet attentat à Nice, dans la ville d’Estrosi, avec ses centaines de caméras et sa police municipale armée ?

Pourtant, les charognards du monde des médias, ou du monde des bateleurs d’estrade que l’on nomme à tort « politique » reprennent en cœur la même litanie du « tout sécuritaire ». Les mêmes bateleurs d’estrade et leurs chiens de garde n’en finissent pas d’agiter, en véritables pousses au crime, de nouvelles propositions en matière de fichage extrême, de centres de rétention pour les fiches « S », de centres de « déradicalisation », d’expulsions de masses et la stigmatisation de « musulmans » qui servent de paillassons, sur le dos desquels tout ce que ce pays compte de crétins, se croit permis de s’essuyer les pieds. 
Alors que dans son discours à la nation, le président Hollande, en pleine possession de tous ses moyens, a déroulé la feuille de route pour les prochains carnages annoncés à Mossoul avec l’appareillage, outre d’un porte avions, de tout l’arsenal militaire dont dispose le troisième marchand de canons au monde, qu’est la France ; gageons que ce sont les stratèges de Daesh qui se frottent les mains en étant sûrs d’une chose : la « pompe à haine » continuera à leur faire gagner de nouvelles allégeances parmi les « fous de dieu » et les « fous » tout court.

Il y a urgence, il faut arrêter les carnages - tous les carnages. Ici certes, mais aussi ceux dont sont responsables les bombes françaises, européennes, russes ou américaines larguées quotidiennement en Syrie ou en Irak. Les vies détruites par la démence du tueur de Nice ne valent-elles pas celles des deux cents hommes, femmes et enfants massacrés par les bombes lâchées par la coalition internationale sur le village syrien de Toukhar, dans la nuit du 18 au 19 juillet ? Ces actes de barbarie guerrière continueront à encourager certains à se croire autorisés à provoquer ici de nouveaux morts. Les morts appelleront toujours les morts.

Halte à la guerre, halte à l’état de guerre.

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